Je coupais les pages avec mon canif.

Je coupais les pages avec mon canif.

zhuh coo-pay lay pah zhaa-veck maw kaa-NEEF. Cliquez ci-dessous pour écouter. 

I used to cut the pages with my penknife.

N’allez pas imaginer que je mutilais mes bouquins. C’est tout le contraire ! C’était une époque antérieure, où la plupart des livres en France étaient édités sans que leurs pages soient coupées ; c’est-à-dire, les in-folio étaient reliés sans séparer les pages l’une de l’autre.

Pour moi, c’était un délicieux plaisir que de couper les pages d’un nouveau livre. Je frissonnais d’anticipation en insérant la lame de mon canif entre les premières pages. Qu’allait être ce livre ? Une aventure, une déception, un défi ? Je tentais de ne pas lire au fur et à mesure, car je voulais me réserver la découverte dès la première page.

En réalité, ce canif appartenait à mon mari, et représentait une grande partie de mon plaisir. Le manche était en bois très lisse, d’une lourdeur qui se conformait parfaitement à ma main. Je l’ai porté pendant très longtemps dans mon sac à main, ce canif, en effet jusqu’au moment où les questions de sécurité dans les aéroports m’a persuadé du plus grand danger de perdre “mon” canif.

Finalement, il y avait le petit sourire que je recèle toujours quand je pense au mot canif. Vous savez d’où il vient ? C’est un mot anglais, pur et simple : ancien français quenif, qui n’est autre chose que le mot an ancien anglais : knif. Oui, c’est vrai, je me réjouis quelquefois au sujet de choses bizarres.

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